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© Eric BOUVET
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17.05.2017

Reportage à Mossoul pour le Figaro Magazine

 

A propos du reportage à Mossoul

Ce fût une frustration de n’avoir pu y travailler que 6 jours, mais il faut s’adapter aux commandes de la presse. Je travaille dans ce sens depuis 1981, voici pourquoi je produis parfois moi-même mes sujets pour avoir du temps. Et c’est aussi la raison pour laquelle il m’est arrivé de travailler au moyen format argentique puis à la chambre grand format argentique.

Aujourd’hui, me voici avec un moyen format numérique équivalent en qualité à une chambre 4×5 argentique. Il offre un confort de travail inégalé puisque j’ai pu travailler à main levée comme avec un reflex 24×36. Je n’ai utilisé que le zoom 35-64mm et j’ai poussé bien souvent les ISO à 6400 voire 12800.

Avec cet appareil doté d’un énorme capteur, j’ai dû souvent opter pour des hautes sensibilités (plutôt du 800 ISO) afin de bénéficier d’une vitesse de 1/500s afin d’éviter les flous de bougé.

Je n’ai eu aucune appréhension ni réticences à emmener le GFX50S sur le terrain, j’avais déjà fait du reportage en Ukraine avec mon Hasselblad argentique et même emporté ma chambre 4X5… alors avec ce boitier pas plus gros qu’un 24×36 c’était encore plus facile. Sur place, j’ai retrouvé la même ergonomie qu’un X-T2. Il m’a juste manqué la couronne de correction d’exposition.

Bien sûr les optiques sont plus lourdes mais leur encombrement est proche de celles des 24×36 actuels. Sauf que là, j’ai 50 millions de pixels sous l’index !

L’autofocus est réactif et la mesure de la lumière toujours aussi bonne (du même niveau que sur la Série X). D’ailleurs la plupart de mes images ne sont pas même pas retouchées.

 

A propos du menu du voyage :

Je suis resté seulement 6 jours sur place avec :
7 heures de voiture par jour
46 check-points par jour.
5 h de sommeil par nuit (trop peu)
6h d’attente par jour à forcer le destin.
Le tout pour 1 heure de travail par jour… Et du stress à volonté

 

A propos de la situation

Mais le drame ce sont des dizaines de milliers de réfugiés. Une ville rasée. Et toute la violence que subissent les civils comme toujours.

Les belligérants luttant contre Daesh sont nombreux : des partis, des ethnies, des religions, des nations…tous s’entrecroisent … pour le moment.

Les gens sur place savent très bien que le pire est à venir une fois Daesh chassé.

Il ne faut pas être un grand analyste en géopolitique pour comprendre que l’Irak risque d’être le nouveau foyer d’une guerre entre chiites et sunnites qui s’étendra bien au delà … Que fera l’Iran, la Turquie, l’Arabie Saoudite, et les Kurdes, sans parler de l’Europe, de la Russie et des Etats-Unis…

Mossoul-ouest est l’une des villes les plus détruites que j’ai pu voir dans ma vie. Elle rejoint une trop longue liste : Mogadiscio (Somalie), Kaboul (Afghanistan), Grozny (Tchétchénie), Halabjah (Kurdistan), Jaffna (Sri Lanka), Humbo (Angola), Beyrouth (Liban)…

En 36 ans, je retrouve toujours les mêmes dévastations, la même haine, les mêmes erreurs…

 

Voir l’ensemble du reportage : http://www.ericbouvet.com/Mosul-Iraq

Publication dans le Figaro Magazine, le 7 avril 2017


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