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07.08.2015

Birmanie – Rohingyas

Birmanie – Rohingyas, une minorité sans voix

En Birmanie, les Rohingyas font partie des minorités les plus persécutées de la planète d’après l’ONU.

Depuis juin 2012, les exactions commises à l’encontre de cette minorité musulmane, apatride sur son propre sol, se sont multipliées. Les populations cèdent aux appels à la violence propagés par certains dignitaires bouddhistes à travers le pays.

Les autorités birmanes, accusées par plusieurs ONG de nettoyage ethnique, imposent de fortes restrictions à la présence d’étrangers et au travail des humanitaires dans la région de Sittwe, capitale de l’Arakan, au nord-ouest du Myanmar.

Dans la ville et ses environs, près d’un millier d’habitations, ainsi que des mosquées, ont été détruites ou incendiées. A la suite de ces épisodes de violence, plus de 140 000 personnes ont dû fuir et vivent désormais enfermées dans des camps de déplacés.

Privées de liberté de circulation, les familles s’entassent dans des baraquements de fortune de ces zones qui s’étendent à perte de vue, strictement gardées par l’armée.

Dans l’unique dispensaire en fonction pour l’ensemble des camps, les patients ne reçoivent pas de traitement, à l’instar des femmes allongées à même les sommiers dans la salle qui leur est réservée. Nombre d’entre elles, souvent atteintes d’hépatite, décèdent en cours de grossesse ou à la suite de leur accouchement. Entre les difficultés à se procurer de la nourriture et des conditions sanitaires déplorables, la mortalité a explosé, en particulier chez les femmes et les enfants.

Comme les soins, l’éducation est quasiment absente pour les populations : on compte à peine une dizaine d’écoles de fortune pour l’ensemble des déplacés. Au détour des chemins de terre de l’un de ces camps, la principale école accueille près de 2600 enfants. Chaque classe compte une centaine d’élèves. Les professeurs appartenant à la majorité bouddhiste ont déserté les écoles fréquentées par les Rohingyas. Les professeurs bénévoles, pour la plupart des étudiants contraints d’interrompre leur cursus après les émeutes, tiennent à enseigner afin de ne pas laisser les enfants livrés à eux-mêmes et sans avenir.

A Meiktila, au centre du pays, la ville porte les traces des violences de mars 2013, comme dans le quartier de Mingala Zayone, où une quarantaine de personnes se sont retrouvées prises au piège des lynchages devant une école, sous l’œil passif des forces de l’ordre. Un bus scolaire a été ravagé par les flammes, la plupart des victimes étaient âgées de 12 à 15 ans. Comme dans l’Arakan, la population musulmane vit désormais enfermée dans des camps, à l’abri des regards, comme dans celui de Yin Daw.

Le 28 février 2014, le pouvoir central a encore interdit à Médecins sans Frontières de poursuivre ses activités dans cet Etat, accusant l’ONG de cacher des « Bengalis », le nom utilisé par les Birmans pour désigner les Rohingyas. Un mois plus tard, toutes les organisations humanitaires ont dû évacuer leur personnel de Sittwe, à la suite de nouvelles attaques.

 

Pourquoi utiliser le matériel Fuji :

Malgré l’ouverture récente de ses frontières, la Birmanie reste un pays ou les journalistes ne sont pas les bienvenus, surtout dans l’état de l’Arakan dans lequel je me suis rendu.

La discrétion du matériel Fuji m’a permis de passer les check-points tenu par l’armée sans me faire remarquer alors que je travaillais avec 2 boîtiers X-Pro1 et trois objectifs que j’ai donc pu facilement dissimuler. Ce reportage n’aurait donc pas pu être réalisé avec un boîtier réflex beaucoup plus gros.

Le contact avec les personnes photographiées est facilité par rapport à du matériel plus imposant et donc plus agressif pour ces populations ou l’image est souvent considérée comme une intrusion selon les croyances et les cultures.

La robustesse est aussi un élément important puisque, dans ce type de reportages, le matériel est souvent malmené notamment lors de ce reportage effectué durant la saison des moussons ou boîtiers et objectifs ont été exposés à la pluie et l’humidité sans que cela ne pose de problème.

Pour le confort personnel aussi, la légèreté du matériel est aussi un atout non négligeable après des journées de plusieurs heures de travail ou les problèmes de dos sont monnaie courante chez les photographes travaillant avec du matériel plus lourd.

 

Bruno Amsellem


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